ⓘ Rue Jean-Baptiste-Estelle

                                     

ⓘ Rue Jean-Baptiste-Estelle

La rue Jean-Baptiste-Estelle est une voie marseillaise située à la frontière des quartiers Noailles et Préfecture. Elle va de la rue de Rome au cours Julien et se termine dans le quartier Notre-Dame du Mont par un escalier, après avoir franchi le cours Lieutaud sur une passerelle piétonne.

                                     

1. Origine du nom

En 1698 le bureau de l’agrandissement de Marseille projette le percement de trois voies parallèles afin de desservir les nouveaux quartiers de la colline de Fongate. Elle portent respectivement les noms de "Première Calade" pour celle qui devient ensuite la rue Jean-Pierre-Moustier, "Deuxième Calade" pour la rue Jean-Baptiste-Estelle et "Troisième Calade" pour la rue Balthazar-Dieudé.

C’est en 1857 qu’elles reçoivent les noms de trois échevins qui se sont distingués pendant la peste de 1720: Jean-Pierre Moustier, Jean-Baptiste Estelle et Balthazar Dieudé.

                                     

2. Historique

Dans lagrandissement les nouveaux quartiers de la rue Paradis et de la rue de Rome se développent selon un plan en échiquier. Les trois calades, désignées ainsi du fait de leurs fortes pentes, font partie de cet ensemble, leurs tracés en prolongeant les axes Ouest-Est.

Leur réalisation prend du temps du fait de limportance des terrains à déblayer et des discussions entre les propriétaires qui doivent, selon le droit en vigueur à Marseille, assumer les deux-tiers de la dépense. Les travaux de percement de la deuxième calade débutent en 1738.

Au cours du XIXe siècle la rue Jean-Baptiste-Estelle est prolongée à ses deux extrémités. La jonction avec la rue Grignan est décidée en 1821, après un accord entre la ville de Marseille et les propriétaires des maisons à démolir entre la rue de la Palud et la rue de Rome. La liaison avec le cours Julien, quant à elle, intervient dans les années 1860, également avec la participation financière des propriétaires riverains. Des habitants de la plaine Saint-Michel et du cours Julien réclamaient depuis longtemps cet accès direct au centre ville. Dès 1809 le conseil municipal en débat, mais c’est seulement en 1859 qu’il en approuve le plan. Compte tenu dune différence de niveau de 14 mètres entre la rue Jean-Baptiste-Estelle et le plateau du cours Julien, à franchir en 80 mètres, la construction d’un escalier simpose. Il prend la forme dun square en pente avec une alternance des volées descalier simples ou doubles. Une passerelle au dessus du cours Lieutaud, prolongé en tranchée à la même époque, fait la jonction avec les rues de la Palud et Jean-Baptiste-Estelle.

La rue Jean-Baptiste-Estelle constitue la limite sud de l’îlot dit du domaine Ventre. Cet ensemble d’entrepôts aujourd’hui transformés en logements, est construit sur lemplacement du couvent des Trinitaires vendu comme bien national à la Révolution.