ⓘ Rue Jean-et-Marie-Moinon

                                     

ⓘ Rue Jean-et-Marie-Moinon

La rue Jean-et-Marie-Moinon est une voie publique du sud-est du 10 e arrondissement de Paris. La partie principale de la rue débute au niveau des 22 et 24, avenue Claude-Vellefaux, au débouché de la rue Saint-Maur. Elle se termine près de 200 m au nord-est entre le 34 et le 36, rue de Sambre-et-Meuse.

Vers la moitié de la rue, juste après le n o 14, une voie perpendiculaire la relie à la rue Sainte-Marthe. Cette voie ne porte pas de nom distinct et les immeubles qui la bordent portent les n os 16 à 20. La rue Jean-et-Marie-Moinon, dans sa totalité, possède donc une forme de "T".

Au-delà de la rue de Sambre-et-Meuse, la rue Jean-et-Marie-Moinon est prolongée par la rue Henri-Feulard.

Les stations de métro les plus proches sont Colonel Fabien ligne 2, 300 m au nord, Belleville lignes 2 et 11, 500 m au sud-est, et Goncourt ligne 11, 500 m au sud.

                                     

1. Origine du nom

Elle porte le nom de Jean Moinon, un résistant, mort en déportation. Le 10 mars 2012, le nom de son épouse Marie Moinon, elle aussi résistante, arrêtée le même jour que Jean et également morte en déportation, est ajouté au nom de la rue qui prend ainsi le nom de "rue Jean-et-Marie-Moinon". Le couple tenait un café-restaurant non loin de là, au n o 19, rue du Buisson-Saint-Louis, où ils furent arrêtés par la Gestapo en janvier 1944. Dans cette rue du Buisson-Saint-Louis est apposée une plaque à Jean et Berthe Moinon: Berthe désigne bien Marie Moinon.

                                     

2. Historique

Avant 1877, la rue sappelait "passage Saint-Louis-du-Temple", pour la partie comprise entre les rues Saint-Maur et de Sambre-et-Meuse, et "passage de Loos", pour la partie débouchant sur la rue Sainte-Marthe.

Elle fait ensuite partie de la rue de Loos, qui finissait 45, boulevard de la Villette, avant den être détachée et de prendre sa dénomination actuelle par arrêté du 8 juin 1946.

En 2012, la ville de Paris a enclenché une vaste opération de rénovation et de réhabilitation des immeubles, construits entre 1880 et 1890, déclarés en état dinsalubrité ou de péril. Six immeubles jugés irrécupérables seront détruits aux n os 1, 3, 4, 6, 12 et 19 et remplacés par des logements sociaux.