ⓘ Rue Jean-Mermoz

                                     

ⓘ Rue Jean-Mermoz

Elle commence rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault et se termine rue du Faubourg-Saint-Honoré. Elle sest appelée "rue Montaigne" jusquen 1937 à ne pas confondre avec lavenue Montaigne.

                                     

1. Historique

Charles-Philippe dArtois était en 1790, propriétaire dun vaste terrain qui faisait partie lancien Colisée, luxueux établissement de plaisir qui exista de 1771 à 1780.

Sous la Révolution française, ce terrain fut saisi et vendu comme bien national le 6 thermidor an III 24 juillet 1795 après avoir été divisé en dix lots. Une nouvelle rue fut tracée sur une partie de ces terrains qui reçut le nom de "rue Montaigne" en 1804, en lhonneur de Michel de Montaigne.

Un arrêté ministériel du 6 thermidor an XII 25 juillet 1804 avait fixé la largeur de la rue à 14.40 mètres, mais celle-ci fut réduite à 10.80 mètres par une décision ministérielle du 18 ventôse an XIII 8 mars 1805.

Au débouché de la rue Rabelais, du côté des numéros impairs, se trouvaient en 1830 les écuries du duc dOrléans.

La rue prend sa dénomination actuelle le 4 février 1937.

                                     

2. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

  • N o 9 à 19: Emplacement des écuries de la duchesse de Berry.
  • N o 12: immeuble moderne construit à lemplacement dune maison où Léon Gambetta vécut de 1871 à 1878.
  • N o 25: lhomme politique Émile de Marcère 1828-1918 habitait dans cet immeuble en 1910.
  • N o 6: le clown Footit y a tenu un bar vers 1920.
  • N o 17: le 17 mars 1887, Marie Régnault, dite Régine de Montille, sa femme de chambre Marie Grémeret, et la fille de cette dernière, Marie, âgée de 9 ans, sont égorgées dans cet immeuble ; reconnu coupable de ces crimes, Henri Pranzini est guillotiné le 31 août 1887.
  • N o 2: emplacement de lhôtel meublé Meyerbeer en 1910. Cest là que le compositeur Giacomo Meyerbeer mourut en 1864.