ⓘ Rue de lHéronnière

                                     

ⓘ Rue de lHéronnière

La rue de lHéronnière est une rue du centre-ville de Nantes, en France. Six de ses immeubles sont répertoriés par les monuments historiques, dont lhôtel Scheult, qui est classé.

                                     

1. Présentation

La rue de lHéronnière se situe dans le quartier Graslin et celui de La Fosse. Elle est orientée Nord-Est/Sud-Ouest. Cest une voie en ligne droite, de faible déclivité, sétendant de la rue Suffren à la rue Montaudouine. Elle croise la rue Jean-Jacques-Rousseau, la rue Regnard, la rue Piron, la rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, la rue Fourcroy, la rue Neuve-des-Capucins, la rue dAncin, la rue des Cadeniers, la rue des Marins et la rue des Cap-Horniers.

La plus grande partie est bitumée, ouverte à la circulation automobile. La partie à lextrémité ouest après le croisement avec la rue des Cap-Horniers est pavée, piétonnière, et sachève par une "échelle", une succession descaliers qui permet de parvenir à la rue Montaudouine en contrebas. Si la Partie située à lest de la rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny est bitumée, elle est cependant également piétonnière.

                                     

2. Historique

"La Héronnière" appartient en 1700 au seigneur Rousseau de Saint-Aignan, président de la Chambre des comptes de Bretagne et général des Finances ancêtre de Louis Rousseau de Saint-Aignan. Un procès-verbal daté de 1730, reconnaît lappartenance de plusieurs terrains dont le "jardin de lHéronnière" à la communauté des Capucins, installés dans un couvent situé au niveau de lactuel cours Cambronne. Lendroit est déjà un lieu de passage puisque le document indique quobligation est faite aux religieux de laisser des portes, installées par leurs soins, ouvertes pour permettre le passage public. Lhistorien Camille Mellinet rapporte lexistence dune salle baptisée "jeu de paume de l’Héronnière".

À la fin du XVIII e siècle, le quartier est modifié en profondeur à linitiative de Jean-Joseph-Louis Graslin. Mathurin Crucy conduit la création du cours Cambronne, encadré par des bâtiments monumentaux, dont ceux situés au sud ont leur entrée rue de lHéronnière.

De la fin du XVIII e siècle à 1880 environ, les autorités oeuvrent à lélargissement et à lalignement de cette rue. Au début du XIX e siècle, un État-major général de division est installé dans la rue, dans un immeuble appelé "maison Cossin".

Dans les années 1920, la rue est la limite nord des ruelles montant du quai de la Fosse, dans lesquelles la pratique de la prostitution était très importante.

En 1946, les travaux daménagement du "tunnel ferroviaire de Chantenay" sont entamés. Cette partie est souterraine, alors que jusquà lemplacement de lactuelle médiathèque Jacques-Demy, il sagit dune galerie couverte baptisée "galerie de la Bourse". Le point de départ de ce souterrain se situant dans la rue, louvrage est baptisé "tunnel de lHéronnière", et achevé en 1950.

À la suite des travaux de piétonisation de la place Graslin qui doit sachever en 2013, la municipalité a également décidé dune expansion du secteur piétonnier sur la partie de la voie, à partir de la rue Jean-Jacques-Rousseau.

                                     

3. Architecture et bâtiments remarquables

Au n o 3, Victoire Durand-Gasselin et Charles Friesé ont conçu lécole du Chêne-dAron, construite en 1955.

Lhôtel Scheult, donnant sur le cours Cambronne, sur le côté des numéros pairs de la rue, inscrit au titre des monuments historiques le 10 août 1949, est classé depuis le 12 mai 1976.

Lensemble des façades et toitures des bâtiments donnant sur le cours Cambronne, sur le côté des numéros pairs de la rue, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 10 août 1949.

  • Immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques

Entre les numéros 15 et 25 de la rue a été installée la médiathèque Jacques-Demy. À langle de la rue Neuve-des-Capucins a été placée la statue Michel Ardan, de Jacques Raoult.

Sur le côté des numéros pairs dans la partie ouest de la rue, le bâtiment abritant le central téléphonique des PTT, construit vers 1930, présente une façade Art déco. Les murs de béton armé sont couverts de mosaïque déclinant une palette de bleu, or et marron. Les architectes Giroud et Henri Vié ont orné de bandes verticales brun et or les pilastres, entre lesquels des bandes horizontales portent des volutes bleues, thème repris sur les consoles